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Ces cigarettes électroniques jetables, aussi appelées puffs sont, à la base, destinées aux anciens fumeurs qui veulent arrêter de fumer et qui cherchent un modèle compact, discret et facile d’utilisation; cependant, il est reproché aux puffs d’attirer des lycéens, des collégiens et aussi des préados de 12 ans car ce produit se répand déjà dans les écoles primaires.
La facilité déconcertante à se procurer ces produits malgré une interdiction de vente aux mineurs, ainsi que des stratégies marketing qui cibleraient les jeunes à travers des emballages de couleurs vives et des arômes issus des confiseries tels que cola, barbe à papa ou encore choco-noisette sont particulièrement jugées problématiques par ses détracteurs. Moins chères qu’un paquet de cigarettes pour quelques jours d’utilisation, elles peuvent s’acheter facilement dans les bureaux de tabac sur vérification de la carte d’identité en cas de doute sur l’âge du client ou de la cliente.
Mais ces produits sont aussi commercialisés sur internet, dans des vapostores ou via des particuliers qui sont de véritables dealers de puffs qui fourmillent près des établissements scolaires. Les pharmacies ne vendent pas ce type de substitut nicotinique.
La e-cigarette jetable, n’est pas la porte de sortie de la cigarette, mais bien un premier pas vers l’addiction. La plupart des jeunes adolescents sous-estiment ou n’ont pas conscience des dangers pour leur santé auxquels ils s’exposent en consommant la Puff. Les sels de nicotine entrant dans la composition des puffs peuvent par ailleurs provoquer des inflammations des voies respiratoires et impacter les acquisitions cognitives.
De plus en plus populaires sur les réseaux sociaux, elles ont une image plutôt positive et inoffensive, alors qu’elles peuvent contenir jusqu’à 20 mg/ml de nicotine. Cette substance addictive pouvant ainsi être une porte d’entrée vers d’autres produits du tabac pour les mineurs non-fumeurs. Il y a aussi des risques pour la santé (cerveau, nuisance pour la mémoire et la concentration). De plus, il existe des contrefaçons de cigarettes électroniques jetables, remplies de liquide douteux. Les ingrédients peuvent s’avérer toxiques et donc dangereux pour la santé.

De nombreux médecins ont tiré la sonnette d’alarme. L’académie nationale de médecine a évoqué un « véritable piège tendu aux enfants et aux adolescents ».
François Braun, ancien ministre de la santé avait déclaré vouloir travailler à l’interdiction des cigarettes électroniques puffs avec les parlementaires dans le cadre du nouveau plan antitabac 2023-2028, qui se met actuellement en place ne laissant plus de doute sur le sort que réservera la France à ces produits, qui avaient déjà fait l’objet d’une proposition d’interdiction signée par une trentaine de députés de tous bords politiques, déposée à l’Assemblée nationale en novembre 2022, mais laissée sans suite. Récemment, la Première ministre, Elisabeth Borne, s’est prononcée en faveur de son interdiction prochaine pure et simple.
La Puff ne se recharge pas. Une fois les 300 à 600 bouffées fumées, elle est jetée, mais presque jamais recyclée et constitue une aberration écologique. Alors qu’elle contient plastique, lithium, métaux lourds… et notamment une batterie avec un cycle de vie d’un à deux jours, et qui est destiné à finir sa vie en déchet ou au mieux dans une possible filière de recyclage.